Fierté trans, le 7 mai: démystifier et lutter
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Avec la campagne électorale qui a enterré pour un moment un texte contre la transphobie, la fierté du 7 mai à Montréal a forcément une saveur politique. Si le milieu associatif se réjouit de nettes améliorations constatées dans le quotidien des transsexuels et transgenres, il n’oublie pas tout le chemin qui reste encore à parcourir.
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La fin en queue de poisson dont a été l’objet le projet de loi C-389 ne doit pas faire oublier l’événement considérable qu’a constitué la présentation de ce texte destiné à lutter efficacement contre la transphobie. Porté par le député du NPD Bill Siskay, il avait été adopté le 9 février par le Parlement canadien.
Le vote au Sénat n’a en revanche jamais pu avoir lieu. « D’une part, aucun homme politique y siégeant ne s’est dit prêt à être porteur du texte. Ensuite, les élections anticipées ont annulé la procédure », déplore Sandrine Marquis, archiviste pour l’Aide aux transsexuel(le)s du Québec (ATQ). Résultat : tout sera à recommencer depuis le début.
La famille, thème central de l’édition 2011
Le C-389 aura néanmoins montré l’importance grandissante des questions trans. « On avance, on revient de si loin », souligne Mme Marquis. La campagne menée dans les dernières heures avant le début de la campagne électorale pour tenter de faire adopter le texte in extremis par le Sénat aura montré toute la détermination de la communauté dans l’ensemble du pays.
Au Québec, cette volonté a déjà permis de vrais progrès, notamment dans le domaine professionnel où les trans sont bien plus protégés qu’il y a encore quelques années. Et les associations, notamment de l’ATQ, entendent bien continuer à démystifier la transsexualité dans la société.
Voilà pourquoi la famille a été choisie comme thème de la fierté qui se déroule le 7 mai au Comité social Centre-Sud de Montréal. Pour l’ATQ, il s’agit là d’un thème incontournable du fait de « la difficulté à transiter ou à être acceptés par la famille. Que l’on soit un parent en transition ou un enfant en transition, les obstacles à surmonter se ressemblent beaucoup. Malgré tout, il n’est pas impossible de vivre en famille et de s’épanouir ».
« Ça discute » avec le gouvernement québécois
Outre des conférences sur la question et un gala au Café Cléopâtre pour clore en beauté cette journée, un point sera fait sur les combats politiques qui restent à mener. Malgré certains points positifs indéniables, les discriminations sont loin d’avoir disparu. Les violences contre les trans restent ainsi une triste réalité. « Il y en a encore beaucoup », précise Mme Marquis qui se base sur les témoignages du centre d’écoute de l’ATQ.
La communauté trans souhaite par ailleurs que la notion d’identité sexuelle soit explicitement mentionnée dans la Charte des droits et libertés de la personne. Une victoire dans ce domaine constituerait une avancée considérable.
L’ATQ utilise la conciliation et la discussion pour toucher au but. « Ça discute » avec le gouvernement, se contente-t-on de dire au sein de l’association qui reste optimiste. Une subvention vient d’ailleurs d’être obtenue pour faire une recherche sur la situation des aînés trans, eux qui ont subi de plein fouet, par le passé, la transphobie de la société québécoise.
Fierté trans
Le 7 mai, au Comité social Centre-Sud de Montréal
1710, rue Beaudry
Plus d’informations sur atq1980.org.
Crédits photo: ATQ.


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