Les immigrants porteurs du VIH inquiètent Ottawa
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Une note rédigée par le porte-parole de Citoyenneté et Immigration Canada met en garde contre l’arrivée des nouveaux venus atteints du VIH. Le coût financier pour le système de santé et le danger potentiel que représenteraient ces personnes sont mis en avant par Renaud Beauchemin. Reste à savoir de quelle manière le gouvernement Harper va traiter ces remarques adressées au ministre de l’Immigration.
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Pour le porte-parole du CIC, les nouveaux immigrants porteurs du virus peuvent être « un fardeau excessif pour le système [de santé canadien] ». Révélés par le site internet de La Presse, ces propos de Renaud Beauchemin sont tirés d’une note destinée à Jason Kenney et « obtenu[e] en vertu de la Loi sur l’accès à l’information », précise la rédaction.
L’auteur de ce document met en avant certains chiffres pour expliquer son opinion : « les nouveaux arrivants représentent de 15% à 20% des nouveaux cas de VIH recensés annuellement au pays», soit (apparemment) dix fois plus que les chiffres relatifs à la population canadienne.
Bientôt une « réforme significative »
Premier problème posé par ces personnes, selon le CIC : l’argent qu’elles coûtent aux finances publiques. Selon Renaud Beauchemin, cité par La Presse, la plupart d’entre elles – souvent des pauvres – ne bénéficiant pas souvent de soins efficaces ou de bonnes campagnes de dépistage dans leur pays d’origine, leur prise en charge serait d’autant plus lourde tant sur le plan médical et donc financier.
Par ailleurs, selon la note, ces hommes et ces femmes constitueraient un danger possible pour les Canadiens. Renaud Beauchemin cite l’exemple d’une danseuse originaire de Thaïlande « reconnue coupable d’agression sexuelle grave et renvoyée dans son pays en 2010 après avoir infecté son mari » ou encore « Johnson Aziga, un réfugié ougandais reconnu coupable de meurtre prémédité, en 2009, après avoir infecté 11 personnes, dont deux sont mortes », précise le journal québécois.
Que disent Jason Kenney et le premier ministre de ces remarques ? Pour l’heure, il est impossible de répondre à cette question. La Presse explique que la « conclusion de la note, presque entièrement censurée, ne permet pas […] de connaître les intentions du gouvernement canadien ». Hasard du calendrier, Stephen Harper, depuis Davos (en Suisse) où il se trouvait pour le Forum économique mondial, a évoqué, le 26 janvier, une « réforme significative » concernant l’immigration, sans pour autant donner des détails concrets.
Crédits photo : mars_discovery_district.


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