Une fraternité gaie à l’Université McGill
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Dans les prochains jours, l’université montréalaise anglophone accueillera en son sein une fraternité arc-en-ciel. L’initiative remonte à 2009 et doit combler un vide social ressenti par un certain nombre d’étudiants gais. Il s’agit d’une première au Canada, alors que l’expérience a déjà porté ses fruits aux États-Unis.
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Il y a un peu plus de deux ans, Samuel Reisler, étudiant gai à peine arrivé à la faculté des Arts, fait un constat : il n’y a pas d’institution accueillant exclusivement les homosexuels, histoire d’assurer une meilleure socialisation. « Il existait des associations LGBTQ, mais ça ne lui convenait pas car elles étaient trop politisées », explique Michael Dalimonte, président de la future fraternité.
Bien accueillis
En allant sur l’Internet, Samuel Reisler a trouvé l’inspiration pour changer la situation. Il « est tombé sur Delta Phi Lambda, une fraternité basée aux États-Unis épousant les principes de fraternité et d’unité pour les hommes gais, bisexuels et progressifs », peut-on lire sur le site de la DLP de McGill.
Avant de devenir une fraternité courant février, il a fallu passer par plusieurs étapes, du groupe d’intérêt à la colonie. Ses membres (une dizaine pour l’instant) affirment avoir été très bien accueillis par les autres étudiants et l’université.
Interrogé par CTV Montreal, l’un des « frères », Paul Stewart dit « n’avoir jamais réussi à trouver un organisme qui [lui] corresponde » avant de suivre l’exemple d’amis en rejoignant la DLP. « C’est le meilleur choix que j’ai jamais fait », dit-il aujourd’hui.
Crédits photo : rocketlass.


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