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Arts visuels

Husk de George Stamos : fabuleux !

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par Jordan Arseneault le 10 février 2012

Dès l’entrée en scène de la musicienne Jackie Gallant et du danseur Elinor Fueter, tels des personnages rigides dans une pièce de Michel Tremblay, jusqu’aux séquences incroyablement sexy en sous-vêtements, avec une musique et une lumière brillamment utilisées, George Stamos se surpasse. En clair : Husk (8-10 février) est un must !

Husk Danse George Stamos

«  C’est comme de la danse contemporaine pour les gens qui ont des troubles du déficit de l’attention, mais d’une bonne manière »,  a expliqué George Stamos, alors que la foule enthousiaste (plus aucun billet n’était disponible pour cette première) se retrouvait dans la mezzanine de l’Agora de la danse pour déguster un verre de vin. « Nous nous sommes donnés à fond », dit encore le chorégraphe, aux côtés d’une rayonnante Kathy Casey, la perspicace directrice artistique de Montréal Danse, qui savait qu’elle avait gagné son pari. Le nouveau spectacle de George Stamos est osé, sexy et fabuleusement inattendu.

Elinor Fueter à couper le souffle

Jackie Gallant, à qui on doit notamment ce fond musical live idéal pour de la danse contemporaine, était parfaite et engageante avec sa guitare électrique, sa batterie et son orchestration numérique. Du côté des danseurs, le magnétique Frédéric Marier, qui joue le personnage Butch avec son incroyable physique, sera à coup sûr le coup de cœur des gais (notamment lorsqu’il se déshabille).

Rachel Harris, la « protagoniste » du spectacle, donne une performance monumentale et troublante dans son « costume » de mâle au corps musclé (complété par des testicules qui pendent). Elle est le Tiresias de Husk, l’incarnation de la manière dont George Stamos veut faire réfléchir sur le genre par la danse.

Mais la sensation de ce spectacle est bien Elinor Fueter, qui collabore avec Montréal Danse depuis 2005. De son solo frénétique à sa danse (telle une Salomé avec sept perruques), son personnage m’a coupé le souffle.

Traduction : A.A.

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