Anaïs : fantaisie rétro à la française
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Les Français connaissent Anaïs depuis quelques années, notamment grâce au succès de son irrésistible simple Mon cœur, mon amour, où elle relatait avec humour sa haine de gens qui s’aiment. Moins célèbre au Québec, on pouvait penser que son deuxième album studio, À l’eau de javel, pourrait lui apporter un peu plus de notoriété.
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Le terrain était favorable pour la douce fantaisie de la chanteuse avec la reprise de morceaux des années 30 à 60. Hélas, si plusieurs morceaux font sourire (Si j’étais une cigarette, Mon Anisette ou Danseuse privée), l’ensemble tombe quelque peu à plat.
Histoire de s’amuser, tout en scrutant la photo de la pochette où Anaïs prend l’apparence d’un dandy chic, certain(e)s pourront toujours essayer de lire entre les lignes de Je n’embrasse pas les garçons. « C’est vrai que ça m’amuse de me rendre compte que tous les gens n’oseraient pas chanter cette chanson. […] C’est toujours marrant de voir ce que les gens veulent entendre…», a-t-elle dit sur le site Têtu.
Au final, néanmoins, Anaïs ne parvient à aucun moment à créer la magie ou même l’émotion nécessaire pour ce genre d’album. Sa consœur Camille, avait parfaitement réussi l’opération dernièrement avec Ilo Veyou.

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