Hotel Universel RDL
La page n'est pas disponible.
Le contenue de cette page est entièrement disponible sur le site du Guide Gai du Québec
Oui, je veux recevoir le Guide GQ! ›
Non, merci.
Cinéma

Ce court-métrage gai québécois qui parcourt le monde

Plus de : , ,

par Webmestre Être le 29 mai 2012

Si les longs métrages ont eu, comme toujours, le privilège d’avoir les caméras braquées sur eux à Cannes ces derniers jours, les courts n’étaient pas en reste. Parmi les œuvres présentes pour l’occasion, Un fils, réalisé par André Gaumond, aborde l’histoire d’un adolescent gai mal dans sa peau. Le court métrage sillonne la planète depuis plusieurs mois, remportant un beau succès.

un fils d'André Gaumond : court-métrage gai poignant

Certes, Un fils n’était pas en compétition à Cannes. Sur la Côte d’Azur, André Gaumond a néanmoins participé au Short Film Corner, un événement annuel où des dizaines de réalisateurs de courts se rencontrent pour présenter leur œuvre et, bien sûr, pour parler affaires.

Un fils n’en est pas à son premier festival, bien au contraire. D’image + nation au Québec à Chéries-Chéris à Paris, la liste des événements cinématographiques de ce genre (GLBT ou non) s’allonge de semaine en semaine. Avec parfois des récompenses à la clé, comme en témoigne le Grand Jury Award récolté il y a quelques semaines au Festival du Film Awareness de Hollywood.

Michel Dorais comme conseiller

Le sujet, universel et « médiatique » depuis plusieurs mois, touche forcément. Frédéric (Jasmin St-Sauveur), en pleine adolescence, a fait une tentative de suicide. En face d’un psychiatre (Sébastien Huberdeau), l’adolescent gai explique son malaise et les événements qui l’ont amené à vouloir s’ôter la vie.

La découverte de l’homosexualité ainsi que la maltraitance parentale se trouvent au centre du propos d’André Gaumond. Ce dernier dit avoir eu l’idée de son court-métrage en tombant sur un article où « il était expliqué que les jeunes gais représentaient la catégorie où l’on retrouve le plus haut taux de suicide ». Le réalisateur, lui-même ouvertement gai, a fait appel au sociologue Michel Dorais, spécialiste de ces questions, pour étayer son propos.

S’il dit avoir vécu personnellement peu de problèmes avec ses parents concernant son homosexualité, André Gaumond se retrouve néanmoins dans les « revendications » de l’adolescent. « Son envie de travailler pour s’amuser, je l’avais moi aussi. J’ai été confronté à cette réalité d’un monde qui ne fonctionne pas », précise-t-il.

Provocation et abus

Son vécu lui a permis également d’évoquer le désir sexuel chez l’adolescent, l’un des thèmes forts et quelque peu gênants de ce court : s’il y a l’envie de provoquer, d’allumer, il n’y a pas forcément celle de passer à l’acte. « C’est là qu’il y a un abus sexuel de la part de l’adulte, même si on ne peut pas parler de viol, puisqu’il y eu provocation du jeune. Tout ça constitue un tabou. Je voulais faire quelque chose de réaliste. J’ai retravaillé beaucoup de le texte ».

Un fils a été tourné en deux jours à Montréal, en avril 2011, sans financement. « Je ne voulais pas attendre deux ans pour chercher l’argent et ensuite le faire, indique André Gaumond. Il est très dur de vendre un court-métrage. Au Québec, ce n’est pas rentable. Si je récupère les 15.000 $ que ça m’a coûté, je serai déjà très chanceux ».

Alors qu’il planche sur des longs métrages (dont une comédie musicale très gaie à Cuba) et sur un série sur le bonheur (il est souvent assistant-réalisateur à la télévision), André Gaumond espère désormais pouvoir montrer Un fils dans les écoles. Une version de deux minutes a déjà été créée pour l’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS), qui a décidé de mettre le mal-être des homosexuels au cœur de son action cette année.

Crédit photo : courtoisie.

À lire également :

1 comment

Denis Cloutier on 2 juin 2012 at 11h55

Bravo! Bravo! Pour cette belle arctique!

J’ai été très touché par ce court métrage qui est vraiment génial, qui nous conscientise, et qui nous informe sur des faits courants, communs, nous pourrions agir avec plus de compassion et d’amour de notre part pour ceux qui ont des attirances sexuelles différente de la majorité de la population.

Je suis un des 6 enfants dans notre famille, mais une de mes soeurs qui est homosexuelle a vécu beaucoup de rejet et de discrimination, donc ce film m’a particulièrement touché, profondément même!! Je pense que ce film pourrait faire avancer la population à un plus grand niveau de tolérance envers 15% de la population qui ont droit d’être eux-mêmes entièrement, fièrement, sans être jugés ou pire harcelés pour simplement avoir une orientation sexuelle non majoritaire.

Denis avec AMOUR.

Recherche sur le site

Archives PDF

Retrouvez également les éditions papier de nos articles, pour la plupart publiés dans les magazines Être, 2B et RG :

Toutes nos archives

Articles les + lus

  1. XXX – Marko Lebeau : jeune, mais déjà expérimenté
  2. Le sexe en public: quand le risque excite
  3. Grindr : quand les gais inspirent les hétéros
  4. Contact
  5. XXX – Gabriel Clark : de la construction au porno
  6. Amène ta blonde: la nouvelle soirée lesbienne branchée de Montréal
  7. Ariane Moffatt au grand jour : « une question de maturité »
  8. 17 mai Marche contre l’homophobie à Trois-Rivières
  9. Les coupes de cheveux lesbiennes: une manière de s’identifier
  10. Arrestation de « travestis » à Dékouané : le chef de la municipalité se défend d’être homophobe

Rejoignez-nous!

En direct sur Twitter

Derniers articles

  1. La Roche pleureuse
  2. ARIANE MOFFATT REÇOIT LE PRIX DE LA LUTTE CONTRE L’HOMOPHOBIE 2013
  3. La CODP sollicite des commentaires sur les nouveaux motifs protégés par le Code, l’identité sexuelle et l’expression de l’identité sexuelle
  4. ¿Qué pasa?
  5. Arrestation de « travestis » à Dékouané : le chef de la municipalité se défend d’être homophobe
  6. Peter Rauhofer est mort
  7. Mariage gai aux États-Unis
  8. 6ième édition de la Foire d’Art Contemporain d’Oeuvres sur Papier
  9. La Nouvelle-Zélande légalise le mariage pour tous.
  10. Sortir autrement : Les soirées Body Color au Studio Backstage