Vers un premier traitement préventif du VIH/Sida
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Un premier médicament destiné à contribuer à prévenir les infections du VIH, le Truvada, vient d’être approuvé par un comité de consultants fédéraux aux États-Unis. Cette décision rendue jeudi ouvre la voie à la mise en marché historique d’un premier traitement préventif dans l’histoire de la lutte contre le sida.
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Le groupe consultatif du FDA, l’Agence fédérale américaine des produits alimentaires et médicamenteux, a recommandé l’approbation d’une prise quotidienne du Truvuda, pour les personnes à haut risque de contracter le VIH. Cette décision vise principalement les hommes gais et bisexuels, et les hommes hétérosexuels en couple sérodiscordant.
Le FDA n’est pas dans l’obligation de suivre les conseils de son comité d’experts, mais généralement leurs conclusions donnent lieu à des actions concrètes de la part de l’agence gouvernementale. Le Truvada est déjà utilisé dans le traitement du virus. Résultant de la combinaison de deux anciens médicaments pour traiter le VIH, le Emtriva et le Viread, il se vend entre 12.000 et 14.000 $ par an.
75% des risques diminués chez les hétérosexuels
Durant une rencontre de 12 heures, les membres du groupe consultatif ont débattu de plusieurs préoccupations relatives à la commercialisation d’un médicament préventif. On craint par exemple qu’il réduise l’utilisation du condom qui reste le moyen le plus sûr de prévenir l’infection. Le comité a aussi questionné l’efficacité du Truvada chez les femmes dont les résultats de recherche sont nettement moins probants
De 2007 à 2009, une vaste étude incluant des essais cliniques dans six pays a établi l’efficacité de ce nouveau médicament. Chez les hommes gais utilisant aussi un condom, la diminution des risques d’infection était de 44%. Une autre étude clinique démontrait que chez les couples hétérosexuels dont l’un des partenaires était séropositif, le Truvada offrait 75% de diminution des risques.
Durant la consultation du FDA, une grande majorité d’intervenants venus témoigner devant le comité d’expert s’est dite défavorable à la commercialisation du Truvada. Une étude américaine publiée en avril exprimait quant à elle la rentabilité économique potentielle de cette démarche qui réduirait la propagation de l’infection.
Crédit photo : declicjardin.

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