La loi contre l’intimidation à l’école adoptée par les députés
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Le projet de loi pour des écoles tolérantes a été adopté hier dans sa version définitive en troisième lecture après plusieurs mois de débats, par 65 voix contre 36. Il prévoit en particulier le soutien à la création d’alliances gaies-hétéros dans les écoles, mais également des sanctions plus sévères pour les élèves tortionnaires et la désignation d’une semaine de sensibilisation à l’intimidation. La loi sera appliquée dès la rentrée prochaine.
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Le gouvernement libéral minoritaire de Dalton McGuinty aura eu besoin du soutien des députés néo-démocrates pour l’adoption du projet de loi 13. Un amendement, proposé par le porte-parole néo-démocrate sur l’éducation, Peter Tabuns, spécifie que les étudiants auront le droit d’employer le nom « d’alliances gaies-hétéros » pour leurs associations. Ce point a suscité la polémique avec les représentants des communautés religieuses. Les conservateurs, qui avaient présenté un autre projet de loi qu’ils jugeaient « plus responsable » mais ne mentionnant pas la création d’alliances gaies-hétéros, ont voté contre le texte.
« Aujourd’hui, nous disons aux étudiants ontariens : vous pouvez être celui que vous voulez. Vous serez en sécurité et accepté à l’école et le gouvernement de l’Ontario vous soutient dans ce souhait », a déclaré la ministre de l’éducation Laurel Broten peu après le vote. La fédération ontarienne des professeurs en élémentaire ont exprimé la satisfaction que « ni un conseil d’administration, ni un principal ne pourra empêcher un étudiant d’utiliser le terme « d’alliances gais-hétéros » s’ils souhaitent lancer une telle organisation étudiante ».
Le financement des écoles catholiques en question
Le cardinal Thomas Collins a annoncé par écrit que les « partenaires catholiques » ne défieraient pas la loi. « Nous chercherons, comme nous l’avons toujours fait, et ce en accord avec [leur] foi, à encourager des communautés scolaires sûres et accueillantes », a-t-il toutefois précisé. La contradiction risque d’intervenir rapidement, alors que l’Église continue de percevoir et d’enseigner que l’homosexualité est, selon elle, un « comportement désordonné ».
Les débats sur le projet de loi 13 ont débordé sur la question du financement public des écoles catholiques. Ainsi, Nick Mulé, de Queer Ontario, organisme membre de la Coalition des alliances gaies-hétéros, a affirmé qu’il s’attend à « ce que les conseils d’administration des écoles catholiques se conforment à la nouvelle loi ou reconsidèrent leurs subventions publiques ».
La coalition pro-vie Life Campaign, par la voix de son organisatrice nationale, Mary Ellen Douglas, a qualifié de « déclaration de guerre contre les communautés croyantes » le vote de la loi 13. Elle a appelé les contribuables à encourager les conseils d’administrations scolaires à invoquer la section 93, qui prévoit une protection constitutionnelle aux croyances religieuses dans l’éducation. Un sondage mené par Forum Research Inc. a toutefois indiqué qu’une majorité d’Ontariens (42 % contre 35) souhaitent que la province cesse de soutenir financièrement les écoles catholiques.
Crédit photo : Scazon.

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