La page n'est pas disponible.
Le contenue de cette page est entièrement disponible sur le site du Guide Gai du Québec
Oui, je veux recevoir le Guide GQ! ›
Non, merci.
Québec

Sex Garage : il y a 22 ans, le « Stonewall de Montréal »

Plus de : , ,

par Webmestre Être le 13 juillet 2012

Dans la nuit du 15 au 16 juillet 1990, une quarantaine de policiers interviennent lors d’une soirée mixte privée au Sex Garage, dans le Vieux-Montréal. Les quelque 400 personnes présentes, gaies, lesbiennes, trans et drags sont dispersées dans la violence, une dizaine seront arrêtées. La communauté de Montréal se confronte pendant plusieurs jours avec la police, sous les yeux médusés des téléspectateurs qui prennent conscience, lors du bulletin de nouvelles, des violences dont les GLBT sont encore victimes.

Sex Garage à Montréal : le Stonewall du monde gay québécois

Avec le recul, certains observateurs décriront ces quelques jours de l’été 1990 comme le Stonewall québécois. Excédés par le bruit, des riverains demandent à des policiers du poste 25 de la Communauté urbaine de Montréal (CMU) d’intervenir lors du Sex Garage Party, un événement annoncé comme privé. Près de 400 personnes sont alors brutalisées verbalement et physiquement, une dizaine arrêtées et autant hospitalisées. Les clichés d’une photographe présente sur place et également malmenée, Linda Dawn Hammond, font les colonnes des quotidiens La Presse et The Gazette.

Très vite, la communauté se mobilise, percevant dans ces violences policières qu’elle dénonce une atteinte à leur droit à la différence. Le groupe des Lesbiennes et gais contre la violence (LGV) se forme. Il exige de pouvoir siéger au comité de surveillance des relations avec les minorités visibles de la CMU, le retrait des poursuites intentées contre les personnes arrêtées et une enquête sur les conduites policières. Le député ouvertement gai de la circonscription Sainte-Marie-Saint-Jacques, André Boulerice, entend alors s’engager sur ce dossier, ainsi que le futur député indépendant de Laurier-Sainte-Marie, un certain… Gilles Duceppe.

Des violences contre les GLBT au bulletin de six heures

Plusieurs mobilisations sont organisées dans les jours qui suivent, notamment dans le Village. Mais c’est la manifestation non-violente d’occupation devant le poste 25, à l’angle des rues Saint-Matthieu et de Maisonneuve, qui marque les esprits. Devant les caméras de télévision, les policiers procèdent de façon musclée à la dispersion des manifestants (une cinquantaine sera arrêtée) n’hésitant pas à user de la matraque. Des scènes dont seront témoins les Québécois dans leur bulletin de nouvelles.

Ces incidents mettent en lumière les abus dont les GLBT font alors l’objet, malgré l’inclusion de l’orientation sexuelle comme motif interdit de discrimination dans la Charte des droits et libertés, en 1977.

À la suite de ces incidents, la Table de concertation des gais et lesbiennes du Grand Montréal succède à la LGV.Elle obtient de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse la publication, en 1994, du rapport De l’illégalité à l’égalité. Trois thèmes y sont abordés : les relations avec les services de police, mais également l’accès aux services sociaux et de santé ou la mise en conformité des lois québécoises ave la Charte des droits et libertés de la personne du Québec. La descente de police du Sex Garage est également à l’origine, l’année suivante, d’une autre soirée gaie, légale cette fois-ci, le Black & Blue, ainsi que du festival Divers/Cité, en 1993.

À lire également :

0 comment

Les commentaires ne sont pas permis pour cet articles.

Recherche sur le site

Archives PDF

Retrouvez également les éditions papier de nos articles, pour la plupart publiés dans les magazines Être, 2B et RG :

Toutes nos archives

Articles les + lus

  1. Le sexe en public: quand le risque excite
  2. DJ Ben: Un vent de fraîcheur au Bar St. Matthew’s
  3. XXX – Marko Lebeau : jeune, mais déjà expérimenté
  4. XXX – Gabriel Clark : de la construction au porno
  5. Grindr : quand les gais inspirent les hétéros
  6. LA TAVERNE RÉINVENTÉE
  7. Un Ménage Rouge
  8. Wazo : Martin Boucher-Arsenault, joaillier organique
  9. UN PREMIER FESTIVAL DE TANGO QUEER À MONTRÉAL
  10. Le K-Mé-Léon fait peau neuve

Rejoignez-nous!

En direct sur Twitter

Derniers articles

  1. 1001 usages pour tous les jours
  2. Un Ménage Rouge
  3. UN PREMIER FESTIVAL DE TANGO QUEER À MONTRÉAL
  4. LA TAVERNE RÉINVENTÉE
  5. De la Grèce antique à aujourd’hui, HomoGénies, un vibrant hommage musical à la créativité des artistes LGBT
  6. 20 ans de la Table au CQGL
  7. Sortir autrement : Les soirées Body Color au Studio Backstage
  8. Les 45 ans de l’Atelier de croquis de Radio-Canada
  9. Une clinique d’esthétique au laser aux multiples services
  10. MICHEL BRISSON